Publié le samedi 26 avril 2008

La crise alimentaire

26 04 2008

J'ai bien peur que l'année 2008 s'inscrive dans l'histoire comme celle où le monde a connu sa première grande crise écologique.  La conjoncture est plus que mauvaise. Les États-Unis qui étaient déjà menacés d'une importante récession ne pourront pas y échapper à cause de l'augmentation du prix de pétrole et des aliments.  Ils vont probablement entraîner à leur suite l'occident.  Le reste du monde qui est à bout de souffle va étouffer, sauf certains pays comme l'Inde et la Chine qui vont quand même être touchés par le réduction de leurs exportations.

La situation est tellement complexe que les solutions vont être difficiles à trouver, car tout est lié.  Le prix des céréales augmente et leur disponibilité diminue à cause de la production d'éthanol. On produit de l'éthanol pour se prémunir contre l'augmentation du prix du pétrole et pour réduire la pollution. L'augmentation du prix du pétrole amène l'augmentation du prix des produits y compris les aliments à cause de l'augmentation du coût du transport.  L'enrichissement de certains pays comme l'Inde et la Chine augmente la consommation de viande grande consommatrice de céréales pour nourrir le bétail. Ils contribuent aussi à l'augmentation de prix du pétrole à cause du développement de leur parc automoblile qui augmente la pollution.  Le réchauffement planétaire est responsable des séchresses importante en Afrique et en Australie, ce qui contibue à réduire l'offre de céréales etc, etc.

Pour la première fois depuis le deuxième guerre mondiale, on entend parler de pénurie alimentaire et de rationnement. Aux États-Unis cetaines chaînes ont limité les quatités de riz que peuvent acheter les consommateurs. Plusieurs commencent à constituer des réserves de nourriture pour prévoir le pire.  Ici, la force du dollar canadien nous a protégé jusqu'à maintenant.  Mais le récession qui pointe et la volatilité des marchés financiers ne nous donnent aucune assurance que cela va continuer ainsi.  Le prix du pain et des fromages importés qui ont considérablement augmenté ne sont pas près de baisser.  On prévoit que plusieurs aliments de base seront bientôt affectés.

Il ne s'agit pas de paniquer. Mais il vaut mieux se préparer et être conscient que les mois et les années à venir risquent d'être difficiles.  Souhaitons-nous quand même le meilleur.